Une matinée franco-ontarienne à l’Université Trent

Ce billet vous est présenté par notre blogueuse invitée, Alison Stewart, l’une des trois chefs de projets et chargée des liaisons communautaires. Voici le résumé de sa participation à la Matinée franco-ontarienne, tenue le 11 février dernier à l’Université Trent.

 

En tant que diplômée du programme d’études françaises de l’Université Trent, j’ai été ravie de visiter mon alma mater et d’aborder, bien sûr, le sujet du parler français en Ontario. Dans le cadre de mes fonctions de responsable des liaisons communautaires, je parle surtout aux Francophones de leurs droits linguistiques et de l’importance de la demande active de services en français auprès du gouvernement de l’Ontario, même lorsque rien n’indique que ces services sont offerts. En tant que fière francophile, issue du programme d’immersion française à Guelph, en Ontario, je suis agréablement surprise de la portée de la langue française dans notre province (à juste titre). Ni Guelph ni Peterborough ne se trouve dans une région désignée, et l’Université Trent est un établissement d’enseignement anglophone. C’est tout de même en grande partie dans ce cadre que j’ai appris le français.

Quand j’étais étudiante à Trent, les études littéraires étaient centrées sur la France ou le Québec. Il n’était nullement fait mention des écrivains franco-ontariens ni du fait que l’Ontario possède la plus grande communauté francophone au Canada à l’extérieur du Québec. C’est dans ce contexte que j’ai eu le grand plaisir de participer à la deuxième Matinée franco-ontarienne de Trent. La journée s’est amorcée avec Johanne Melançon, professeure agrégée à l’Université Laurentienne et attachée de recherche auprès de la Chaire de recherche sur les cultures et les littératures francophones du Canada. Johanne s’est vue décerner plusieurs prix pour ses recherches et publications. À l’occasion de la Matinée, elle a présenté une conférence intéressante au sujet de la littérature franco-ontarienne des 35 dernières années. Je suis repartie avec une liste de titres à lire, à commencer par La distance habitée de François Paré.

Après la présentation de Johanne, le romancier primé Didier Leclair a parlé de son nouveau roman Pour l’amour de Dimitri, puis il a fait la lecture d’un passage de son populaire roman intitulé Toronto, je t’aime. Lorsqu’il a décrit la colorée rue Queen Ouest, j’ai été frappée par le fait que la population francophone de Toronto a explosé depuis la publication de son roman en 2001.

Alors, qu’en est-il de la langue française en Ontario? Pour quiconque peut jongler avec plus d’une langue, il existe une compréhension des frustrations (et des joies) qui accompagnent souvent le fait d’être multilingue. Tandis que les Francophones sont confrontés à des difficultés liées à la vie au sein d’une minorité linguistique, les francophiles doivent relever des défis similaires, bien que de manière différente. Le maintien de ses propres capacités linguistiques est pratiquement impossible si celles-ci ne sont pas exploitées. L’un des principaux objectifs de ma présentation était de faire exactement cela : encourager les étudiants principalement francophiles du programme d’études françaises de Trent à continuer de pratiquer leur français, alors qu’ils sont en voie d’obtenir leur diplôme et de commencer leur carrière. En plus de fournir un bref contexte historique de la francophonie ontarienne, j’ai effectué un survol des lois linguistiques actuelles au Canada (avec un point de mire sur l’Ontario) et de l’offre active, et présenté quelques astuces et conseils amusants pour maintenir à jour notre français au cœur d’une province anglophone.

Toutes mes félicitations à Sylvie Bérard, directrice du département de langues et littératures modernes à l’Université Trent, et à mon professeur d’université Yves Thomas, pour l’organisation d’une journée franco-ontarienne engageante et stimulante!

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