L’importance de l’offre active des services en français par les organismes du gouvernement de l’Ontario

Bien que les organismes du gouvernement de l’Ontario aspirent tous à l’excellence en prestation de services à la clientèle, ils ne s’en donnent pas pour autant nécessairement les moyens quand il s’agit de services aux communautés francophones. La majorité des plaintes que le Commissariat reçoit à leur égard est pour ainsi dire de nature systémique et reliée à l’absence d’une offre active de services en français, et ce, malgré le fait que j’aie recommandé au gouvernement d’agir à cet égard dans mon Rapport annuel 2009-2010.

Ce concept relève pourtant d’une importance capitale afin d’assurer une prestation de services de qualité égale pour tous. L’offre active est aussi le résultat d’une planification de longue haleine axée sur les résultats. Elle se doit d’être intégrée dans le développement de tous les programmes et les services gouvernementaux, peu importe s’ils sont offerts de façon directe ou indirecte à la suite de la mise en œuvre de partenariats public privé ou de tout autre type d’entente contractuelle.

Toutes ces raisons font en sorte que l’offre active des services en français occupe une place centrale dans mon Rapport annuel 2012-2013. Je vous invite à consulter la section portant sur les services directs de ce rapport pour plus d’information à ce sujet.

Commentaire

  1. Jacqueline

    Le problème de plus en plus criant, c’est la sous-traitance! Les organismes financés par le gouvernement de l’Ontario se lavent souvent les mains de cette obligation en offrant les services par le biais de contrats de sous-traitance à des compagnies privées qui n’ont rien à foutre des services en français.

    Les organismes publics peuvent certainement inclure une clause dans les ententes exigeant que les services en français soient offerts mais s’il n’y a aucune éducation ou formation expliquant le concept de l’offre active, je peux garantir que ces compagnies feront le strict minimum pour répondre aux exigences contractuelles en question.

    De plus, les agences gouvernementales doivent mettre en place des mécanismes pour informer les clients qu’ils ont le DROIT de demander des services en français et des outils pour mesurer le niveau de satisfaction de ces mêmes clients francophones qui reçoivent ces services gouvernementaux par le biais de compagnies privées.

    Bref, pour le moment, je peux attester que les agences gouvernementales ont la possibilité de se laver les mains de cette exigence en la mettant en sous-traitance. Malheureusement, ce sont les Francophones perdent, encore une fois!

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