Le recensement 2011 : en somme, de bonnes nouvelles pour la francophonie ontarienne

Caractéristiques linguistiques des Canadiens

Le français et la francophonie au Canada

Hier matin, les résultats tant attendus du Recensement de la population de 2011: Caractéristiques linguistiques des Canadiens et Le français et la francophonie au Canada, ont été publiés par Statistique Canada.

Je tiens avant tout à spécifier que ces données ne sont pas fondées sur la Définition inclusive de francophone (DIF) en Ontario. Des données qui tiennent compte de la DIF devraient toutefois être rendues disponibles par l’Office des affaires francophones dans les prochaines semaines.

Ceci dit, le recensement nous permet tout de même de prendre connaissance de données fort intéressantes. Tout d’abord, malgré le fait que la population ontarienne ait une tendance à s’accroître plus rapidement que ne le fait la francophonie ontarienne, l’Ontario a connu, depuis le recensement de 2006, une hausse de plus de 5 % du nombre de personnes de langue maternelle française ; une hausse de 6 % du nombre de personnes qui utilisent le français le plus souvent à la maison ; et une hausse de près de 1 % du nombre de personnes qui ont le français comme première langue officielle parlée.

Une autre bonne nouvelle : le pourcentage de personnes qui ont pour langue maternelle le français en Ontario est resté stable depuis 2006, s’établissant à 4,4 %. Encore une fois, je rappelle que ces données ne tiennent pas compte de la DIF selon laquelle, en 2006, la population francophone représente en fait 4,8 % de la population ontarienne, soit 582 690 personnes.

Je tiens à spécifier que, tel qu’indiqué dans le rapport L’État de l’enseignement du français langue seconde au Canada publié en 2010 par Canadian Parents for French, le support des allophones pour la dualité linguistique demeure particulièrement élevé, foi de quoi le multiculturalisme ne s’avère pas « un ennemi » de la francophonie. Ce rapport avait entre autres déterminé que 40 % des parents allophones avaient inscrit leur enfant dans un programme d’immersion française.

En somme, les données du dernier recensement sont positives pour la communauté franco-ontarienne et, du coup, pour la société ontarienne. Ceci dit, il est vrai que la très forte majorité des nouveaux arrivants ne connaissent que l’anglais comme seule langue officielle. Voilà pourquoi j’ai recommandé au gouvernement de l’Ontario de se doter d’un comité consultatif chargé d’orienter les efforts du ministère des Affaires civiques et de l’Immigration dans le dossier de l’immigration francophone et de développer, de façon interministérielle et concertée, une stratégie d’accueil, de formation linguistique et d’intégration au marché du travail pour les nouveaux arrivants francophones. Vous pouvez en lire plus à ce sujet dans le chapitre 2 de mon rapport annuel 2011-2012.

Avec l’arrivée de toutes ces nouvelles données, je crois que le moment est venu de vous expliquer plus en détails ce en quoi l’application de la DIF s’avère importante en Ontario et au sein de chacun des ministères et organismes gouvernementaux. Je vous en parle davantage demain. C’est à suivre.

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