Revivre les célébrations de #LSF30 (partie 3)

Aujourd’hui, dernier vendredi de janvier 2017, je vous présente le troisième (et dernier) grand volet de mes recommandations de mon rapport annuel intitulé LSF 2.0 :

 

Vision intégrée, presque organique de la Loi sur les services en français

Tout d’abord, plusieurs bonnes choses sont déjà en place. Il ne faut pas négliger les succès de la LSF depuis les 30 dernières années. Par contre, des ajustements importants sont maintenant nécessaires. Par exemple, la LSF ne prévoit pas de Comité consultatif sur les Affaires francophones. Je propose d’en faire un conseil consultatif et de lui donner un mandat très précis, notamment de déterminer quel ministère et organisme gouvernemental devrait se doter de plans de services en français et de revoir ces plans. Car à mon avis, ce ne sont pas tous les ministères qui ont besoin de consulter la communauté francophone dans l’élaboration de toutes leurs politiques.

Le rôle des coordonnateurs des services en français doit être révisé afin de s’assurer de les inclure dès le début lors du développement des politiques, et aussi de leur donner un rôle accru quant à la connaissance des besoins précis de la communauté francophone. Réviser également le rôle de la ministre, pour également y ajouter le rôle de promotion de la langue et de la culture francophone de l’Ontario.

Pour s’assurer que tout cela continue de bien avancer, il faut offrir au gouvernement des pistes de solutions. Pas seulement se plaindre, mais offrir des pistes concrètes de solutions, par exemple, au niveau de la livraison de services à la population.

Par exemple, le Centre francophone de Toronto est un centre de multiservice où nous pouvons  retrouver des services de santé, d’employabilité, de santé mentale, etc. C’était une solution pour offrir des services en français dans la région de Toronto afin de limiter les déplacements et de faciliter l’accès de services en français auprès des  francophones, et cela sous un même toit. Il faut simplement garder l’esprit ouvert pour offrir et obtenir des services en français de façon différente.

 

Conclusion

Mon rapport annuel LSF 2.0 demande de réécrire la LSF. Bien qu’il est concevable que le tout soit un processus lent, il est important de rappeler au gouvernement que je ne demande pas des changements cosmétiques à la Loi, mais des changements réels et plus en profondeur. J’ai également demandé d’entamer le processus de refonte dès maintenant, puisque les changements sont longuement attendus par la communauté et on a besoin de voir tout cela avancer dans du positif et dans la modernité.

Dans le cadre du colloque #LSFO30 de novembre dernier, un projet de loi était présenté par des avocats de la communauté et débattu par les différents panels. J’ai bien apprécié puisque c’est un pas de plus vers une modernisation de notre LSF. Nous devons faire attention à ne pas exclure des groupes, surtout dans le titre. J’ai eu l’occasion de faire valoir certains commentaires eu égard à l’excellent travail effectué, donc je n’y reviendrai pas.

En conclusion, la Loi sur les services en français était très novatrice en 1986, étant une première au Canada. Depuis ce temps, quelques provinces ont suivi et ont adopté des lois très novatrices à leur tour. À la suite du colloque, je crois qu’un intéressant dialogue entre la communauté et le gouvernement vient de s’amorcer.

Et je suis absolument enchanté des propos de la ministre déléguée aux Affaires francophones du matin du colloque #LSF30, annonçant l’engagement du gouvernement à une refonte de la LSF. C’est donc un coup d’envoi pour les discussions, et j’ai bien hâte de connaître les prochaines étapes qui seront éventuellement annoncées par le gouvernement.

Merci à tous ceux et celles qui se sont joints à nous aux différents événements entourant les célébrations du 30e anniversaire de la Loi sur les services en français. Le Club canadien de Toronto, le colloque #LSF30, les conférences diverses à travers la province et les nombreux reportages offerts par la SRC et Groupe Média TFO (ONfr), des analyses sur la loi actuelle, des rencontres avec les gens ayant contribuées à la mise en place de la Loi ont pu faire comprendre l’impact de celle-ci et l’importance d’en faire la refonte !

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