Créer un partenariat solide grâce à une coalition pour des communautés francophones en santé à Scarborough

Les représentants du RLISS Centre-Est, de l’Entité 4 et du centre de santé Taibu lors du lancement de la coalition, en présence de François Boileau (au centre), commissaire aux services en français de l’Ontario

Les représentants du RLISS Centre-Est, de l’Entité 4 et du centre de santé Taibu lors du lancement de la coalition, en présence de François Boileau (au centre), commissaire aux services en français de l’Ontario

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de participer à un événement important qui a eu lieu à Scarborough. Sous la conduite du Réseau local d’intégration des services de santé du Centre-Est (RLISS du Centre-Est) et grâce au soutien de l’Entité de planification pour les services de santé en français no 4, a eu lieu une cérémonie de signature du cadre de référence d’une nouvelle Coalition pour des communautés francophones en santé de Scarborough. La députée provinciale, Mme Mitzie Hunter, la directrice générale du RLISS, Mme Deborah Hammons, et son vice-président, M. David Sudbury, étaient présents à cette occasion. Je tiens à les remercier personnellement pour leur leadership, non seulement dans la mise sur pied de l’événement en soi, mais particulièrement pour les efforts qu’ils déploient en vue d’offrir de meilleurs soins de santé à la population francophone de leur région. Essentiellement, ce qui importe en fin de compte, c’est d’offrir aux citoyennes et citoyens de meilleurs soins de santé.

On me demande souvent ce que représente sur le plan financier la prestation de services en français à la population ontarienne. On me demande aussi s’il est même nécessaire d’offrir des services en français compte tenu du fait que les Francophones sont probablement tous bilingues. Ce que je souhaiterais voir, c’est une étude traitant non seulement du coût du bilinguisme en général (y compris des avantages pour l’économie et la santé liés au bilinguisme), mais, surtout, du coût associé au fait de ne pas offrir le bon service au point d’entrée. Bien que je possède les deux langues officielles, lorsque j’ai besoin de services personnels, il ne fait aucun doute que je me sens considérablement plus à l’aise de recevoir ces services en français, ma langue maternelle et celle que je maîtrise le mieux. On m’a récemment raconté l’histoire touchante d’une personne nouvellement arrivée au pays. Bilingue, elle ne parlait cependant pas l’anglais, la langue française étant plutôt son point d’ancrage au Canada. Lors d’une consultation avec un médecin, elle n’a pas été en mesure de bien comprendre quel était son état de santé et n’a pu alors prendre correctement ses médicaments sous ordonnance. Par voie de conséquence directe, elle est de nouveau tombée malade ce qui a nécessité un traitement médical additionnel, doublant ainsi le coût des soins de santé. Si elle avait reçu ses services en français au point d’entrée, elle n’aurait pas eu besoin d’une aide médicale supplémentaire.

Malheureusement, cette histoire est commune à des milliers de personnes d’un coin à l’autre de l’Ontario chaque jour. Bien que nous ne puissions assurer en tout temps la présence de personnel bilingue partout dans la province (et je ne dis pas qu’il s’agit là d’un objectif), il doit y avoir moyen de mieux comprendre les besoins spécifiques de la clientèle francophone et de réaffecter de manière plus efficace les ressources limitées qui sont disponibles.

Mon espoir pour les entités dès le départ était l’établissement de solides relations avec les RLISS respectifs afin de veiller à améliorer la planification pour assurer la prestation de meilleurs soins de santé à la population francophone. Je suis particulièrement heureux du solide partenariat de travail établi entre l’Entité de planification pour les services de santé en français no 4 et le RLISS du Centre-Est pour la mobilisation des intervenants francophones. Le partenariat récemment annoncé avec le Centre de santé communautaire TAIBU, un fournisseur de services de santé, se concentrera sur la promotion de la santé et la prévention en vue de freiner ou de cesser la progression des maladies chroniques et, lorsque possible, de prévenir les effets indésirables ou l’incapacité. Comme on le mentionne dans l’Express de Toronto, cette coalition mobilise une longue liste de partenaires communautaires qui tireront parti de cette nouvelle alliance et qui, en définitive, assureront un partenariat prometteur et durable pour la prestation de soins de santé continus et de meilleure qualité à la communauté francophone.

Je tire mon chapeau à toutes et à tous pour l’excellence de leur travail.

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