Blogue du commissaire

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Ce lieu se veut d’abord un espace d’échanges, d’interactions et de discussions. Nous encourageons donc le partage d’arguments et de points de vue divergents, sans toutefois qu’une forme d’échange privé s’installe entre deux participants. Veuillez prendre connaissance des conditions d’utilisation avant de participer au blogue.

François Boileau
Commissaire aux services en français

Les vacances du blogue pendant la saison estivale

La saison estivale est déjà bien entamée, mais le Commissariat n’a toujours pas pris de vacances! En effet, le dépôt du rapport annuel 2013-2014 le 10 juillet dernier fut très bien reçu par la communauté (et même par les juristes!), par les médias, y compris plusieurs articles, un éditorial du Droit et au moins un autre article avec des commentaires aussi intéressants que pertinents. Mais toutes ces activités font en sorte que l’équipe n’a toujours pas eu de répit. Je suis très fier du travail que notre équipe a accompli depuis le début de l’année avec tous les changements que la transition vers l’indépendance aura et continuera d’exiger. Malgré tout, nous avons poursuivi le cours normal de nos activités, notamment en élaborant les priorités globales et stratégiques, en procédant à diverses rencontres avec les citoyens des quatre coins de la province, en signant un protocole d’entente avec Élections Ontario, en participant à une rencontre de la nouvelle Association internationale des commissaires linguistiques, en prononçant de nombreuses allocutions aux groupes communautaires, en faisant de nombreuses représentations aux hauts dirigeants du gouvernement, en rédigeant régulièrement sur le blogue, en faisant l’analyse des plaintes qui ne cessent d’entrer, en étant présent au village francophone des festivités de WorldPride 2014. Bref, on n’a pas chômé au CSF depuis janvier dernier!

Mais comme tout le monde, l’équipe du CSF a besoin de souffler un peu, suspendre ses activités et recharger les batteries. L’automne s’annonce déjà chargé avec de nombreuses activités planifiées et plusieurs nouveaux projets à venir. D’ici là, nous profiterons donc de quelques semaines de trêve de rédaction des billets de blogue. Je vous souhaite donc un bel été, et à très bientôt!

Dépôt du Rapport annuel 2013-2014

J’ai eu le plaisir hier de présenter mon septième rapport annuel à l’Assemblée législative de l’Ontario. Vous pouvez prendre connaissance du communiqué ici. Les passages suivants sont tirés de ma déclaration aux médias lue hier en conférence de presse.

Ce rapport annuel est particulier en ce qu’il est le premier que je dépose à titre d’officier du Parlement. Il couvre les activités du Commissariat durant l’année 2013-2014, période qui a vu le Commissariat quitter le giron gouvernemental pour devenir un organisme indépendant relevant de l’Assemblée législative. C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’anticipe que les communautés francophones et francophiles de toute la province puissent construire cette institution, de là l’inspiration pour le titre de ce rapport intitulé Une institution francophone s’enracine.

Avec le dépôt de ce rapport annuel, maintenant au président de l’Assemblée législative (plutôt qu’à la ministre déléguée aux Affaires francophones), je souhaite dialoguer avec mes 107 nouveaux patrons, autrement dit, avec les députés de l’Assemblée. Cependant, je me suis aperçu qu’il n’y avait nulle part où aller au Parlement pour réagir aux recommandations et propos rendus dans de tels rapports. Il n’existe pas de possibilité d’échange avec les parlementaires en rapport aux questions et enjeux liés à l’application de la Loi sur les services en français.

C’est pourquoi je recommande au président de l’Assemblée législative de mettre en place d’un Comité permanent sur les services en français, chargé notamment, de traiter des questions liées au bien-être et à l’épanouissement de la communauté francophone de l’Ontario. Ce comité pourrait être un interlocuteur actif et engagé pour assurer un suivi aux recommandations et préoccupations soulevées.

Cela étant dit, à titre de commissaire, je ne suis pas responsable de l’application de la Loi, ni de veiller à ce qu’il y ait un dialogue entre le gouvernement et le public. Cette tâche est celle de la ministre déléguée aux Affaires francophones. Je crois souhaitable qu’elle en fasse davantage pour échanger avec la population sur les plans d’actions du gouvernement et sa vision en matière de prestation de services en français. C’est pourquoi je recommande à la ministre déléguée aux Affaires francophones de déposer à l’Assemblée législative un rapport annuel détaillé, engagé et pertinent sur les affaires de l’Office des affaires francophones. Ce rapport annuel devra faire le point sur les actions entreprises à l’égard de chacune des fonctions que la Loi attribue à la ministre et à l’Office des affaires francophones et être déposé au Parlement comme il est prévu dans la Loi. Ce n’est non seulement qu’une question de transparence envers le public, mais aussi d’imputabilité. Les actions que l’on évalue sont des actions réalisées.

Je ne cherche aucunement à dénigrer le travail considérable réalisé dans le passé et qui continue de se faire grâce à l’apport de la ministre déléguée aux Affaires francophones. Au fait, je crois que nous avons une opportunité intéressante du fait qu’elle soit aussi à la tête du ministère de la Procureure générale de l’Ontario et qu’elle ait une compréhension approfondie des enjeux en matière d’accès à la justice en français. Ainsi, afin de poursuivre les avancée accomplies par le Ministère suite à la rédaction du rapport Rouleau-LeVay sur l’Accès à la justice en français, je recommande à la procureure générale de mettre en œuvre un projet pilote d’amélioration de l’accès à la justice en français s’articulant sur les recommandations de ce rapport. Compte tenu de l’omniprésence de la justice dans notre vie, et des profondes répercussions de son exécution, je considère ce dossier absolument prioritaire.

Un autre dossier phare du Commissariat où une action concrète est envisagée est celui de l’immigration. Le gouvernement de l’Ontario a élaboré, en 2012, sa toute première stratégie sur l’immigration francophone pour attirer davantage de main-d’œuvre qualifiée. Cette stratégie qui comprend une cible à atteindre de 5% pour l’immigration francophone, se doit d’être appuyée par une action concrète en impliquant en amont les principaux acteurs qui conseilleraient le gouvernement sur la marche à suivre.

C’est pourquoi je recommande au ministre des Affaires civiques et de l’Immigration de se doter, durant l’exercice financier 2014-2015, d’un groupe d’experts en matière d’immigration francophone. Ce groupe d’experts devra, dans un premier temps élaborer une stratégie globale visant à favoriser l’accueil, l’intégration, le recrutement, la promotion, la formation et la rétention des immigrants francophones.

Finalement, je fais état d’une problématique suite à l’entrée en vigueur du Règlement 284/11, le 1er juillet, sur la prestation de services en français des tiers parties agissant pour le compte d’organismes gouvernementaux. En effet, le Commissariat a appris qu’on avait déterminé que les fournisseurs de services de santé n’étaient pas assujettis au règlement sur les tiers en raison de leur relation particulière avec les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). À mes yeux, il s’agit de haute voltige juridique que les Franco-Ontariens ne connaissent que trop bien. Car en excluant certains fournisseurs de services dans le domaine de la santé des exigences de la Loi, c’est dire que la majeure partie des tierce parties ne sont pas assujettis au Règlement 284/11. Je n’ai pas fait de recommandation sur ce point litigieux puisque l’on parle de discussions courantes, reste que si on ne s’attaque pas à la question, cet écueil compromet le succès de la mise en œuvre du Règlement 284/11 en entier.

Enfin, comme à l’habitude, je consacre dans ce rapport une section complète sur nos données statistiques des plaintes reçues et souligne les bons coups du gouvernement dans la prestation des services en français.

J’invite tous les citoyens et tous nos collaborateurs à consulter notre site web pour lire la version interactive du rapport annuel. Comme certaines parties demeureront d’actualités, nous aurons l’occasion, au cours de l’automne, d’ajouter davantage d’informations pertinentes à certaines sections du rapport. Voilà pourquoi ce rapport se veut interactif et tentera d’être pertinent et d’actualité encore plusieurs mois.

Le village francophone à World Pride

Samedi dernier, ma famille et moi-même avons eu le plaisir de participer au village francophone, l’un des événements francophones ayant eu lieu cette année à WorldPride 2014, et à propos duquel j’ai récemment écrit. Toutes et tous ont eu une agréable journée, et je tenais à profiter de cette occasion pour remercier le Commissariat aux langues officielles, avec qui nous avons partagé un stand, et qui, en prévision d’une chaude journée, a eu la brillante idée de fournir des éventails colorés fabriqués spécifiquement pour l’occasion. Nous avions également à notre disposition un congélateur rempli de bâtons glacés qui ont su plaire, si sucrés à la saccharine soient-ils, autant aux adultes qu’aux enfants (presque).

Parmi les faits saillants de la journée, mentionnons les séances interactives de hula-hoop et de karaoké, le maquillage pour les enfants, les musiciens sur place, ainsi que la visite de la première ministre de l’Ontario, Mme Kathleen Wynne, qui est venue exprimer son soutien à la communauté LGBT franco-ontarienne en prenant le temps de s’adresser en français à la foule animée. Plus important encore et sans lien à WorldPride, la première ministre a déclaré dans son récent Discours du Trône que son gouvernement bâtirait de nouveaux campus et augmenterait l’accès aux programmes en langue française pour la population franco-ontarienne.

Au cours de la journée, le chef de l’opposition officielle à Ottawa, M. Thomas Mulcair, a fait une sympathique visite et s’est adressé à la foule en français, puis a accepté un bâton glacé et un éventail avant de poursuivre sa route. Je voudrais également remercier Patrick de Scuderia Productions pour les photos qu’il a prises et pour l’excellent travail d’animation du village francophone avec son système de karaoké.

Le droit à un procès bilingue en Ontario – La cause Whitfield

Ce fut une longue route pour une justiciable anglophone de Peterborough afin d’obtenir un procès bilingue et être entendue en français. Il aura fallu plus de 4 ans en date du dépôt de la demande de procès bilingue, pour trancher et obtenir gain de cause. Le juge à l’époque alléguait que la plaignante ayant l’anglais comme langue maternelle n’avait pas le droit de témoigner en français surtout que sa plainte avait d’abord été déposée en anglais. Toutefois, même si elle est originaire de Peterborough, en Ontario, Mme Whitfield a étudié en France et au Québec, vit avec un francophone de Montréal et est parfaitement bilingue.

En effet, dans une décision rendue le 1er mai 2014 par le juge J. R. McIsaac, dans l’affaire Whitfield, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a confirmé que le droit d’utiliser le français devant les tribunaux de notre province n’est pas restreint aux francophones, que c’est un droit qui appartient à toute personne qui s’exprime en français. Cette décision vient aussi clarifier l’article 126 de la Loi sur les tribunaux judiciaires qui veut que la seule exigence pour avoir le droit d’utiliser le français soit de parler cette langue.

La lutte de Madame Whitfield aura débuté lorsqu’elle a obtenu de fausses informations de  la part des Services des tribunaux  de l’Ontario et du ministère de la Justice de l’Ontario. À l’époque, elle croyait pouvoir témoigner et être entendue en français sans problème puisque le français est l’une des deux langues officielles du pays. Mais lorsque sa cause est transférée à Peterborough, région qui n’est pas désignée bilingue en vertu de la LSF, elle apprendra à ses dépens que les services juridiques en français n’y sont pas automatiquement prodigués.

En ne connaissant pas la bonne démarche à suivre, soit par le dépôt d’une demande de réquisition de procès bilingue avant même que le juge ne se soit prononcé, elle s’est vue refuser un procès bilingue à Peterborough. On est allée jusqu’à exiger qu’elle défraie personnellement les frais d’interprétation et de traduction si elle tenait absolument à témoigner en français. Les manquements du ministère ont nui à la quête de justice de cette victime d’abus sexuels, qui, au lieu de lui faciliter l’accès aux services en français, ont, au contraire entravé ses chances d’obtenir justice.

Les circonstances entourant le cas de Madame Whitfield sont d’autant plus intéressantes puisque c’est un exemple concret du manque d’accès à la justice en français en Ontario. C’est une incarnation complète de la problématique soulevée dans le rapport Rouleau-Levay que j’appui de façon inconditionnelle. Ceci illustre le vide juridique et un défaut d’assistance sur le terrain qui laisse les justiciables francophones dans une situation d’injustice flagrante dans les régions non désignées bilingues.

Cette situation me permet également de souligner le manque d’application des principes déontologiques et linguistiques de certains membres du Barreau du Haut-Canada concernant le devoir d’information à leurs clients de leurs droits linguistiques. Suite à ce jugement, on voudra peut-être s’assurer davantage que les membres de la profession juridique n’oublient pas, lorsque cela est approprié, de rappeler à leurs clients anglophones leur droit à utiliser le français.Si Madame Whitfield avait été avertie par l’avocate du fait qu’elle ne pouvait pas avoir un procès bilingue à Peterborough, n’aurait-elle pas pu mettre cette dure épreuve derrière elle plus tôt ?

Madame Whitfield a fait des efforts dès le départ pour demander ses services en français, il est déplorable qu’elle ait dû dépenser une somme considérable pour seulement exercer pleinement son droit de pouvoir utiliser le français à la Cour. Je la félicite pour sa ténacité, et la remercie au nom de la communauté franco-ontarienne pour avoir créée ce précédent.

Village francophone à WorldPride 2014

Le Commissariat soulignera la fierté mondiale en grande célébration cette année en participant à WorldPride 2014 Toronto* (#WP14TO). Présenté par Pride Toronto, cet événement qui célèbre la diversité sexuelle est en voie de devenir l’un des plus grands événements internationaux de notre époque! Le Canada est sûrement une destination appropriée pour ce rassemblement qui nous rappellera les avancées en matière des droits de la personne. Il est aussi à noter même que l’Ontario fût la première province du pays à reconnaître le mariage gai et aussi d’instaurer une Commission ontarienne des droits de la personne.

Loin d’être destiné strictement à la communauté LGBT, cet événement culturel de classe mondial sera aussi une occasion de rassemblement familial avec des activités pour destinés aux gens de tout âge. Je suis très heureux que FrancoQueer- ait eu l’initiative de rassembler les membres de la communauté francophone dans un village francophone et d’inviter la Première ministre Wynne à participer aux festivités. Je suis très fier que mon bureau et celui de nos homologues du Commissariat aux langues officielles font équipe pour représenter les francophones à cet événement. Je vous convie donc à venir visiter notre table au Collège français du 100, rue Carlton pour déguster une glace, chanter un peu de karaoké, participer à un jeu linguistique bilingue et pratiquer votre français! Par ailleurs, avis aux intéressés, Franco-Fierté lance une invitation à tous pour venir marcher sous la bannière francophone lors du grand défilé de Pride Toronto du 29 juin – vous n’avez qu’à contacter francofierté14@gmail.com pour vous inscrire.

Je tiens à féliciter tous ceux et celles qui appuient de nouveau cette année des activités destinées aux francophones dont le Commissariat aux langues officielles, l’Office des affaires francophones, Fondation Trillium, Reflet Salvéo et plusieurs autres.

*site web disponible en anglais seulement

Premier rapport annuel de la commissaire d’Entremont

Je tiens à féliciter ma collègue Katherine d’Entremont, Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, pour la publication de son premier rapport annuel mardi dernier. Ce rapport fait l’évaluation de la politique des langues officielles du gouvernement provincial, notamment en dénonçant les manquements au niveau des ressources humaines quant aux besoins de personnel bilingue, du niveau des compétences requises et de l’efficacité de la formation linguistique. Selon ma collègue, ces lacunes et le manque d’un réel plan d’action contribuent à l’inefficacité du gouvernement du Nouveau-Brunswick à offrir un service adéquat dans les deux langues officielles.

Le rapport présente cinq recommandations pour améliorer la prestation des services gouvernementaux dans les deux langues dans la province, notamment au niveau de l’immigration, des changements à la Loi sur les langues officielles et de l’accès aux soins de santé dans les deux langues officielles. Le rapport et son communiqué peuvent être consultés en ligne. Bravo encore à ma collègue Katherine d’Entremont et bonne lecture!

Concours annuel d’art oratoire de Canadian Parents for French

Le mois dernier, j’ai participé au 30e Concours annuel d’art oratoire organisé par l’organisme Canadian Parents for French au Collège Glendon. J’admets que j’étais tentée de reconsidérer ma décision de passer l’une des plus belles journées du printemps à l’intérieur pour écouter pendant quatre heures les discours d’élèves du secondaire. Mais, finalement, l’événement s’est avéré si impressionnant que mon seul regret était de ne pas y avoir participé plus tôt. L’ampleur et la profondeur des sujets touchés étaient vraiment incroyables, tout comme l’était la grande qualité des discours. L’éventail des sujets abordés et le courage de certains jeunes m’ont renversée, comme cette jeune fille de 15 ans qui a parlé de la culture du viol selon son expérience personnelle, cette présentation à haute teneur politique sur la légalisation de l’euthanasie, et celle de nature plus philosophique sur le thème « une bonne action ne reste jamais impunie ». Cette journée, empreinte d’émotions, m’a fait réfléchir et m’a donné espoir en l’avenir de l’éducation en Ontario.

Les catégories du concours étaient fondées selon l’année et le niveau de français, et y ont participé de nombreux élèves francophones de familles exogames ou allophones qui, pour diverses raisons, sont inscrits au programme d’immersion (plutôt que dans le système scolaire francophone). Afin d’élargir le concours et de suivre le pas sur la façon dont celui-ci est mené dans d’autres provinces, l’organisme Canadian Parents for French vise à inclure les élèves du secondaire inscrits dans les écoles de langue française tant des conseils scolaires publics que catholiques.

Je tiens à féliciter l’organisme Canadian Parents for French pour son travail exceptionnel et ses efforts dévoués en vue de favoriser l’essor du français langue seconde en Ontario, et j’applaudis son ouverture et son intention d’inclure les élèves de langue française dans son concours d’art oratoire. Je dis bravo! D’un point de vue personnel, j’ai vraiment hâte à l’événement de l’année prochaine.

Ce concours d’art oratoire est le plus important en son genre au Canada. Cette année, 20 000 élèves de la 4e à la 12e année étudiant le français langue secondeont pris part au concours en Ontario, et 290 finalistes ont présenté leur discours au Collège universitaire Glendon de l’Université York. Plus de 650 élèves et parents de tous les coins de notre province étaient présents, désireux de remporter les prix en argent qui étaient offerts, notamment d’importantes bourses pour étudier dans un établissement d’enseignement postsecondaire offrant des programmes en français, comme le Collège universitaire Glendon et l’Université d’Ottawa.

Éléments d’information au sujet du français langue seconde : Près de 980 000 élèves sont inscrits en français, au programme d’immersion, au programme intensif ou au programme de base au sein des conseils scolaires anglophones de l’Ontario. Le nombre d’élèves inscrits en immersion a augmenté de 37 % au cours des sept dernières années, soit plus de 164 500 élèves (selon les toutes dernières statistiques du ministère de l’Éducation de l’Ontario).

Les données du recensement fédéral de 2011 ont révélé que sur les 13,4 millions de personnes résidant en Ontario, 11 % d’entre elles (soit 1 470 260 personnes) ont indiqué avoir une connaissance des deux langues officielles, l’anglais et le français[1].

[1] Statistique Canada. Population selon la connaissance des langues officielles, Ontario, 2011.

Signature d’un protocole d’entente avec Élection Ontario

Je suis content de vous annoncer la signature d’un protocole d’entente avec Élections Ontario visant à assurer que les citoyens francophones, du moins ceux se trouvant dans les 25 régions désignées sous la LSF, puissent participer sans entraves aux prochaines élections provinciales prévues pour le 12 juin 2014.

Cette démarche proactive vise à accélérer la résolution de plaintes liées à l’obtention de services en français lors du scrutin.

Il importe de souligner qu’Élections Ontario a démontré que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour que le scrutin se déroule dans les meilleures conditions. Ainsi, l’ensemble des affiches, outils et autres documents destinés aux électeurs ainsi que toutes les ressources de formation du personnel qui sera présent dans les bureaux de vote sont déjà prêts et disponibles dans les deux langues.

Ces efforts ne sauraient toutefois être fructueux sans l’engagement et la participation des francophones et francophiles. C’est pourquoi je les invite à postuler à l’un des 70 000 postes de fonctionnaires électoraux créés pour l’occasion, à demander les services en français aux bureaux de scrutin, et à communiquer rapidement soit avec Élections Ontario, au 1 888 668-8683 ou à info@elections.on.ca, soit avec le Commissariat, au 1 866 246-5262 ou à flsc-csf@ontario.ca s’ils constataient quelque manquement que ce soit en matière de prestation de services en français.

Programme Expérience Été 2014 – Assistant(e) au classement et à l’archivage

Le Commissariat aux services en français est présentement à la recherche d’un(e) assistant(e) au classement et à l’archivage dans le cadre du programme « Expérience été 2014″

Utilisez vos excellentes compétences organisationnelles et en langue française pour fournir au commissaire aux services en français de l’Ontario un soutien au classement, à l’archivage et au catalogage. La personne retenue réalisera des tâches concernant l’ouverture et la mise à jour de dossiers papier d’enquête; l’organisation d’anciens courriels et documents d’enquête; la classification et le catalogage de documents de bibliothèque; la mise à jour de la base de données où sont consignées les enquêtes du Commissariat; la restructuration de répertoires partagés; ainsi que d’autres tâches administratives, selon la demande. Le travail est effectué essentiellement en collaboration avec les membres du personnel affectés aux enquêtes, mais il pourrait y avoir des occasions de travail avec l’agente des communications. Bien que les fonctions de ce poste soient de nature très administrative et autonome, la personne retenue sera considérée comme membre à part entière de l’équipe du Commissariat et participera aux réunions du personnel et à d’autres événements où prennent part les membres de l’équipe et qui pourraient avoir lieu au cours du stage d’été.

L’arrangement contractuel commence le lundi 30 juin 2014 et se termine le vendredi 29 août 2014. La rémunération horaire est établie à 11,00 $ et la semaine de travail compte 36,24 heures. Les bureaux sont situés à Toronto.

COMPÉTENCES : Connaissance ou intérêt dans les domaines de l’administration des affaires, de la gestion de l’information, des langues ou pour tout autre secteur pertinent. Les compétences requises comprennent notamment la minutie, la capacité de maîtriser rapidement des connaissances et la capacité de travailler avec un minimum de supervision. De plus, les fonctions de ce poste nécessitent de solides compétences organisationnelles et analytiques. La personne retenue devra en outre faire preuve d’un bon jugement et de discrétion. Compétences techniques : logiciels MS Office et saisie de données dans un environnement PC.

***D’excellentes capacités de lecture, de compréhension et de communication en français sont essentielles pour ce poste puisque le français est la langue principale de travail au Commissariat aux services en français.

Pour soumettre votre candidature, veuillez faire parvenir une lettre d’intérêt et votre curriculum vitæ d’ici le vendredi 6 juin 2014, 17 h, inscrire le numéro de dossier FLSC2014 dans la ligne objet du courriel et acheminer celui-ci à l’adresse flsc-csf@ontario.ca . Les pièces jointes doivent être en formats MS Word (.doc) ou PDF (.pdf) ou en texte enrichi (.rtf). Si des mesures d’adaptation vous sont nécessaires pour participer au processus de recrutement en raison d’une limitation fonctionnelle, veuillez nous faire parvenir un courriel avec vos coordonnées afin que nous puissions assurer un suivi à cet égard.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à ce poste. Cependant, nous communiquerons avec vous uniquement dans le cadre du processus de présélection ou pour vous convoquer à une entrevue.

Le Commissariat aux services en français souscrit au principe de l’égalité des chances. Toute adaptation nécessaire sera réalisée conformément au Code des droits de la personne de l’Ontario

Penser la francophonie canadienne: Retour sur le colloque de l’AUFC

Le présent billet de blogue est proposé par notre bloggeuse invitée, Kim Bergeron. Kim est notre Agente des communications et des relations publique et elle a participé au Colloque.

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J’ai eu l’occasion de participer au 82e congrès de l’Association francophone pour le savoir, l’ACFAS, s’est tenu du 12 au 16 mai à l’Université Concordia. Cet événement annuel est connu comme étant la plateforme par excellence de la diffusion des résultats de recherche, de débats et d’échanges. C’est aussi le plus important événement scientifique multidisciplinaire, interuniversitaire et intersectoriel de la Francophonie ou plus de 5000 chercheurs d’une quarantaine de pays se rendent à Montréal pour y participer.

Pour ma part, j’ai assisté à un Colloque d’une durée de deux jours organisé par l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) et du Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne pour penser la francophonie canadienne. Nous étions près d’une soixantaine de personnes dans l’audience avec un intérêt particulier ou s’informant sur la Francophonie. C’est grâce au travail de planification et à l’engagement des bénévoles du comité organisateur que cette rencontre est possible à chaque année.  D’ailleurs l’animation  de chacune des séances était prise en charge à tour de rôle par un membre différent du Réseau et présidé par Peter Dorrington de l’Université de Régina.

Portant sur le thème : ‘Penser la francophonie canadienne au prisme de la résilience, de la résistance et des alliances’, une vingtaine de  chercheurs, de membres d’associations et de représentants provenant de partout au pays ont nourri le débat.  Le Colloque a permis de présenter l’état de la recherche et aussi d’échanger entre disciplines, notamment sur l’art, les mutations identitaires, les rapprochements avec les francophiles, la gouvernance communautaire, l’immigration, les enjeux scolaires et le financement.

Au cours des deux jours, nous avons eu droit à des sessions en plénière ou en table ronde, où l’on a pu échanger de vive voix sur les pour obtenir une meilleur compréhension, des enjeux d’actualité, dont, les obstacles à l’épanouissement des communautés francophones en situation minoritaire, le manque d’infrastructures linguistiques, l’affaiblissement des liens entre minorités hors Québec, la dépendance des organismes au financement publique, la redéfinition des notions de francophonie et de communauté par les nouveaux arrivants.

À l’inverse, on nous a aussi présenté de nombreux exemples de rayonnement de la langue française dans le Canada tout entier, notamment en parlant du rapprochement entre francophones et francophiles, l’innovation au niveau de la gouvernance communautaire comme levier d’action collectif,  la vitalité des communautés francophones et le développement identitaire francophone par l’éducation.

Je tiens à féliciter les organisateurs et panélistes pour leurs recherches et leur travail acharné à la cause Francophone car il faut toujours continuer de penser et vivre en français!